Centre régional du livre en Limousin

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Vient de paraître / Critiques archivées des PULIM (Presses universitaires de Limoges)


L’Écrivain et son Limousin : Études sur L’Appartenir

L’Écrivain et son Limousin : Études sur 
L’Appartenir
,
sous la direction de Thomas Bauer,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Terre d'écritures »), 2013,
120 pages, 18,00 euros,
ISBN : 978-2-84287-583-1.

La Collection « Terre d’écritures », que dirige Jeanne-Marie Baude aux PULIM, propose régulièrement depuis une douzaine d’années des études approfondies sur les auteurs du Limousin. Les œuvres de Clancier, Paroutaud, Blanzat, Sandeau, Jouhandeau ou Rouffanche ont ainsi été décortiqués, apportant une connaissance fine et fouillée de la création littéraire en Limousin.
L’ambition de Thomas Bauer, qui dirige la parution du nouveau titre de cette collection, L’Écrivain et son Limousin : Études sur L’Appartenir, est de réunir des contributions universitaires sur le thème du rapport des auteurs à leur « pays » : comment le lien au territoire d’origine, à la ville natale, à la terre familiale se transfigure-t-il en œuvre littéraire ? Quelle est la part d’invention, de ré-écriture de cette terre natale ? Entre la figure de l’Éden perdu et le rejet brutal d’une terre honnie, tous les types de liens au Limousin sont ici analysés, au prisme de la question plus globale de « L’Appartenir » qui questionne l’ensemble des liens entre mémoire, espace et environnement.
Les huit contributions scientifiques qui constituent ce volume nous permettent de mieux comprendre le rapport au Limousin d’auteurs reconnus et déjà étudiés par ailleurs, comme Michon, Bergounioux, Sand ou Jouhandeau. L’originalité de cette publication vient aussi de l’excellente étude (la première à notre connaissance par une universitaire) que donne Élodie Bouygues sur Marcelle Delpastre, intitulée : Marcelle Delpastre, pastourelle limousine ? Du refus des étiquettes à la réinvention de soi par la poésie. Une analyse des auteurs de polars limousins par Natacha Levet et une étude originale sur le roman Béloni, de Jean Colombier, par Thomas Bauer complètent cet ensemble de grande qualité.
L’ouvrage s’adresse aussi bien aux littéraires chevronnés qu’aux amateurs de littérature désireux d’aller plus loin dans la connaissance des rapports entre les auteurs et leur Limousin.



Pour saluer Jean Blanzat

Pour saluer Jean Blanzat
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sous la direction de Myriam Boucharenc,
PULIM (Presses universitaires de Limoges), 2007,
194 pages, 25,00 euros,
ISBN : 978-2-84287-439-1.

Cet ouvrage réunit les actes du premier colloque consacré à Jean Blanzat en 2004. Plus d’un siècle après sa naissance à Domps (87), le romancier et critique littéraire sort peut-être enfin de la trop grande discrétion qui le caractérisait déjà de son vivant. Myriam Boucharenc réunit dans ce volume des études et des témoignages sur l’œuvre et la vie de l’auteur parcimonieux qu’était Blanzat — sept romans édités seulement.



Jean Blanzat : De l’héritage à l’hérésie

Jean Blanzat : De l’héritage à l’hérésie
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de Christine Lagarde-Escoffier,
PULIM (Presses universitaires de Limoges), 2008,
346 pages, 27,00 euros,
ISBN : 978-2-84287-459-9.

Jean Blanzat (1906-1977) est une figure estimée, bien que trop méconnue, des lettres françaises du XXe siècle et cet ouvrage (le premier de la sorte, aussi complet, à lui être consacré) est l’occasion de mieux le connaître.
Christine Lagarde-Escoffier est universitaire, c’est pourquoi son travail s’appuie sur une longue étude approfondie de l’œuvre et de ses signes récurrents… Elle n’en oublie pas pour autant la biographie de l’écrivain dans une première partie qui évoque à la fois ses origines (naissance dans une famille modeste à Domps, en Haute-Vienne), ses attachements (les périodes consacrées à l’écriture, auprès de son épouse à Bellac) et surtout ses influences et relations (avec Guéhenno, Mauriac et Paulhan particulièrement) qui le feront progressivement passer, c’est le parti pris avoué de cette précieuse étude, « De l’héritage à l’hérésie ».
Jean Blanzat ressort grandi (et aussi plus complexe qu’on ne le pensait) de cet essai qui permet enfin de le situer comme un artiste engagé dans la vie artistique et politique de son temps (et non plus seulement comme instituteur de province converti à la critique littéraire), et comme auteur d’une œuvre forte bien que clairsemée (sept livres publiés entre 1930 et 1966) qu’il conviendrait sans aucun doute de rééditer dans son intégralité.



Images de l'étranger

Images de l'étranger
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sous la direction de Bernadette Lemoine,
PULIM (Presses universitaires de Limoges), 2006,
352 pages, 20,00 euros, ISBN : 2-84287-397-1.

Ce camaïeu de cultures, de pays, de populations confronte le lecteur à ses préjugés et met à défaut les stéréotypes et clichés établis et équivoques. Issue d'un colloque fédérant des spécialistes de divers espaces culturels, cette remise en cause constitue la base d'une ébauche de la théorie du stéréotype, illustrée par des documents photographiques de qualité.



Le Limousin, pays et identités : Enquêtes d’histoire de l’Antiquité au XXIe siècle

Le Limousin, pays et identités : Enquêtes d’histoire de l’Antiquité au XXIe siècle
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sous la direction de Jean Tricard, Philippe Grandcoing et Robert Chanaud,
PULIM (Presses universitaires de Limoges) et Rencontre des historiens du Limousin, 2006,
578 pages, 35,00 euros, ISBN : 2-84287-410-2.

Exemplaire à bien des égards, le travail de l’association Rencontre des historiens du Limousin montre de nouveau la richesse produite par le croisement des périodes historiques avec un thème commun. C’est bien l’identité limousine, son existence ou non, ses caractéristiques et son évolution qui sont abordées dans ce volume de près de six cents pages regroupant une trentaine de communications d’historiens. Couvrant tour à tour les thèmes des logiques territoriales (un Limousin à géographie variable), de la construction de marqueurs identitaires (de l’invention artistique des Limousins du Moyen Âge au félibrige régional), des pratiques identitaires (le culte des saints y côtoie un ancrage politique rouge) et du sentiment d’appartenance (de Bertran de Born aux Limousins de Tunisie), cet ouvrage trouvera sa place dans la bibliothèque de tous les lecteurs curieux de notre région et au-delà.



Les Illusions perdues de la magistrature seconde

Les Illusions perdues de la magistrature seconde
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de Vincent Meyzie,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Histoire »), 2006,
640 pages, 30,00 euros, ISBN : 2-84287-387-4.

Cet ouvrage analyse les trajectoires professionnelles et sociales de quatre cent trente magistrats siégeant dans les présidiaux de Limoges, Tulle, Périgueux et Sarlat du règne personnel de Louis XIV à l’avènement des nobles sous Napoléon I. En recourant à la méthode prosopographique, aux approches micro-historiques et aux lectures institutionnelles, il a pour but de replacer leurs parcours collectifs et individuels dans les mutations affectant l’État royal et révolutionnaire, de les comprendre à l’aune des évolutions de la société de la France moderne et contemporaine.



Mémoire et culture

Mémoire et culture
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sous la direction de Claude Filteau et Michel Beniamino,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Francophonie »), 2006,
534 pages, 28,00 euros, ISBN : 2-84287-377-7.

Ces actes du colloque international de Limoges de décembre 2003 forment une somme considérable d’articles pluridisciplinaires (histoire, littérature, sémiotique, anthropologie, sociologie…) autour de la question de la mémoire et concourent finalement à cerner ce que pourrait être une anthropologie culturelle de la mémoire. Les trois premiers articles portent sur le Limousin : Michelet et l’École de Brive, les romans régionalistes et l’écriture mémorielle de Pierre Bergounioux.



Reconversions militantes

Reconversions militantes
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textes réunis par Sylvie Tissot,
avec Christophe Gaubert et Marie-Hélène Lechien,
avant-propos d'Yvon Lamy,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Sociologie et Sciences sociales »), 2005,
282 pages, 25,00 euros, ISBN : 2-84287-370-X.

Fruit du premier colloque organisé par le jeune département de sociologie de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Limoges, cet ouvrage présente une douzaine d’articles autour du thème des reconversions militantes (syndicales, politiques…). L’ensemble des contributions est de très bonne tenue. Les « professionnels » de la culture préoccupés de développement social liront avec intérêt l’article de Vincent Dubois intitulé « Du militantisme à la gestion culturelle ».



Être architecte : Les Vertus de l'indétermination : De la sociologie d'une profession à la sociologie du travail professionnel

Être architecte : Les Vertus de l'indétermination : De la sociologie d'une profession à la sociologie du travail professionnel
,
d'Olivier Chadoin,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Sociologie et Sciences sociales »), 2006,
384 pages, 25,00 euros, ISBN : 2-84287-422-6.

« La sociologie, des professions et du travail, des architectes pointe généralement la faiblesse de la cohésion professionnelle de ce groupe et ses difficultés à faire valoir une "compétence" spécifique lui permettant de maintenir et d’imposer clairement sa position dans la division sociale de l’acte de construire. Pourtant les architectes maintiennent leur place dans ce champ. Ils auraient même plutôt tendance à y développer une "multipositionnalité". Ce livre propose donc d’abandonner la volonté de caractériser la "compétence" ou "l’identité professionnelle" des architectes, pour comprendre comment ils parviennent à maintenir leur présence dans l’univers de la construction. Comment le titre d’architecte et les conceptions qui lui sont associées fonctionnent comme un capital mobilisable par ces derniers pour poursuivre leur existence et se maintenir comme "professionnels".
L’hypothèse centrale de l’ouvrage est que, loin d’une "déprofessionnalisation" ou d’une "mutation d’identité", les architectes font montre d’une grande faculté d’adaptation liée au capital symbolique attaché à leur titre. Cette mobilisation du groupe professionnel pour maintenir et faire valoir sa place est décrite sous le terme de "travail professionnel" entendu comme un regard sur les pratiques renvoyant à deux dimensions : à la fois travail de production du bâti architectural et travail de production d’une identité professionnelle, celle d’architecte. » (Presses universitaires de Limoges)



Retour sur Bonne pensée du matin de Rimbaud

Retour sur
Bonne pensée du matin de Rimbaud
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de Claude Zilberberg,
PULIM (Presses universitaires de Limoges)
(Collection « Nouveaux actes sémiotiques »,
n°107-108), 2006,
74 pages, 10,00 euros, ISBN : 2-84287-417-X.

« Ce numéro des "Nouveaux actes sémiotiques" est un objet sémiotique, c'est-à-dire une différence. Il analyse à quelques décennies d'intervalle le même poème de Rimbaud : Bonne pensée du matin, la première fois à l'aide des acquis de la narrativité, à la seconde fois à l'aide de certaines hypothèses propres au point de vue tensif. C'est dire également que ce numéro singulier est une interrogation sur le devenir au titre de l'expression, sur la temporalité au titre du contenu. » (Presses universitaires de Limoges)