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Centre régional du livre en Limousin

Vient de paraître / Critiques archivées des Ardents éditeurs
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Dialogues avec des arbres remarquables en Limousin,
de Cécile Auréjac, Alain Freytet et Franck Watel,
Les Ardents éditeurs, 2011,
143 pages, 30,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-26-8.
Un immense chêne centenaire trônant au milieu d’un pré mouillé au cœur d’un paysage vallonné : cette image du Limousin vert et paisible est-elle si loin de la réalité ? Probablement pas, et l’arbre, l’eau et la pierre omniprésents, même s’ils ne sont pas l’apanage de cette région, restent des symboles identitaires forts.
L’ouvrage que Les Ardents éditeurs viennent de faire paraître est une invitation délicieuse à découvrir plus de cinquante arbres remarquables en Limousin.
À l’initiative de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), qui recense plus de mille arbres remarquables en Limousin, ce livre propose pour chaque site une double-page avec photos, croquis, dessins et textes permettant de comprendre comment l’arbre que l’on nous invite à découvrir s’agence avec le paysage et les hommes qui l’habitent. Les cent croquis et dessins d’Alain Freytet sont particulièrement réussis et invitent à partir à la découverte des ginkgos biloba de Saint-Sulpice-Laurière, du chêne de Clovis à Saint-Léonard-de-Noblat, du robinier de Malval ou du tilleul de Bonnefond.
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Une histoire de la photographie à Limoges :
1839-1914,
de Jean-Marc Ferrer et Étienne Rouziès,
Les Ardents éditeurs, 2011,
207 pages, 24,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-28-2.
Publié à l’occasion de l’exposition « Limoges révélée. Une ville et l’art photographique (1839-1914) », ce livre est non seulement le catalogue de cette exposition (on a pu retrouver la plupart des œuvres présentées à la Galerie des Hospices de Limoges), mais aussi le premier ouvrage théorique de référence sur la naissance et l’essor de la photographie à Limoges.
Ce beau livre rassemble tout d’abord la plus grande collection d’images photographiques anciennes réalisées à Limoges (ou par des photographes limousins), en puisant à la fois dans les collections publiques régionales et nationales et dans des collections privées restées jusqu’à aujourd’hui inédites. Mais l’un des mérites des deux auteurs de cet ouvrage est d’avoir réussi, en même temps que de rassembler ces richesses, de les faire parler, d’en retrouver les auteurs et les sujets par des recoupements et des déductions dignes des vrais détectives. On sait qu’une image ancienne non documentée dit peu de choses, et la prouesse des deux auteurs réside bien dans l’analyse et la documentation des images qu’ils nous montrent.
Dans une série de chapitres bien écrits, clairs et synthétiques, Jean-Marc Ferrer et Étienne Rouziès replacent les images dans le contexte historique du développement pionnier des techniques photographiques, analysent l’essor du portrait photographique, l’importance de la photographie pour l’industrie porcelainière et l’émergence d’une photographie artistique par le paysagisme et le pictorialisme.
Passionnant pour les amateurs d’histoire et de photographie, l’ouvrage s’adresse également à tout lecteur curieux de découvrir des vues inédites de Limoges, avec ses quartiers oubliés comme le Viraclaud.
Loin de clore le sujet qu’ils abordent, les deux auteurs ouvrent avec ce travail remarquable d’innombrables pistes de recherches, en particulier en dressant le premier répertoire des photographes exerçant à Limoges pendant cette période (1839-1914). |
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Une histoire de Guéret :
A history of Guéret,
par Daniel Dayen, Philippe Loy, Geneviève Parelon et Jacques Roger,
sous la direction de Guy Avizou,
Les Ardents éditeurs (Collection « Carrément patrimoine »), 2011,
156 pages, 23,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-25-1, ISSN : 1961-1056.
L’historien et homme politique creusois Guy Avizou a rassemblé autour de lui plusieurs historiens spécialistes de l’histoire de la Creuse pour publier cette première histoire de Guéret. Si le mérite et l’intérêt de cet ouvrage résident en partie dans cette diversité des écritures et des points de vue, les textes prennent une toute autre ampleur grâce à la très riche iconographie qui ponctue ce bel ouvrage, iconographie due en grande partie aux riches collections du Musée d’art et d’archéologie de la ville.
Parmi les nombreuses découvertes qu’offre cet ouvrage : le rôle de capitale culturelle qu’a eu Guéret au XIXe siècle ou la description des hôtels particuliers de la capitale de la Haute-Marche.
Les Ardents éditeurs publient ici une quatrième monographie d’histoire locale après celles de Brive-la-Gaillarde, Uzerche et Beaulieu-sur-Dordogne. La belle maquette, les nombreux encarts et la richesse documentaire restent la marque de fabrique d’une collection qui ne peut que séduire les lecteurs curieux de l’histoire de leur région.
Moins typée que La Souterraine, moins connue qu’Aubusson, la préfecture de la Creuse redore son blason avec cet ouvrage, qui la replace au centre de l’histoire de la province de la Marche. |
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Le Grimoire pourpre : Countès,
de Michaël Bettinelli,
Les Ardents éditeurs, 2011,
84 pages, 15,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-24-4.
Par une nuit éclairée par la pleine lune, le destin d’une ancienne famille limousine se trouve bousculé : une grand-mère transmet un grimoire en guise de cadeau d’anniversaire à ses petits-enfants, Jean et Manon, des jumeaux qui fêtent leurs quinze ans. Au même moment, le Diable en personne apparaît dans la pièce et essaie de s’emparer du livre et du pouvoir qu’il contient. Cette scène, haute en énergie, n’est que le début des aventures qui font vivre les légendes du Limousin sous la forme d’un album BD.
Les jeunes lecteurs apprécieront l’action et l’intrigue de l’histoire. De plus, les événements de la BD sont d’autant plus excitants pour les Limougeauds qu’ils retrouveront les lieux connus de leur ville (la Cathédrale, le quartier de la Boucherie, l’Église Saint-Michel-des-Lions). Ces lieux forment non seulement le cadre de l’histoire, mais sont aussi les clés pour résoudre le mystère du Grimoire pourpre.
C’est un premier album réussi pour l’auteur et une occasion d’explorer Limoges et son histoire autrement. |
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Les Pierres Jaumâtres en Creuse : Murmures de granit,
photographies et textes d'Anthony Perrot,
Les Ardents éditeurs
(Collection « Petits itinéraires pour grands curieux »), 2010,
112 pages, 22,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-20-6.
C’est avec cet ouvrage de photographies au format à l’italienne que Les Ardents éditeurs lancent leur nouvelle collection de beaux livres : « Petits itinéraires pour grands curieux ». Cette collection a pour but de donner le goût du voyage et de faire découvrir le patrimoine et le design locaux.
Dans ce livre de cent douze pages tout en images, nous découvrons l’un des plus beaux sites naturels du Limousin : les Pierres Jaumâtres sur le Mont Barlot, en Creuse. Au milieu des bois se dressent une quarantaine de pierres, entourées de nombreux questionnements aussi loin que remonte l’histoire.
Accompagnés des témoignages de George Sand, entre autres, ainsi que des légendes cherchant à expliquer leur présence, les photographies de ces immenses blocs de granit sont mises en avant sous différents angles au fil des saisons et du temps. Le Limousin possède de nombreux autres sites de ce type, qui ont aussi leurs propres légendes, recensées elles aussi dans cet ouvrage. |
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Alarga !,
d’Hélène Tayon,
Les Ardents éditeurs, 2009,
288 pages, 20,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-16-9.
Les Ardents éditeurs continuent à creuser le sillon de leur belle ambition éditoriale en Limousin et au-delà, avec le premier roman d’Hélène Tayon, Alarga !, qui nous convie à un voyage dans le temps et l’espace, dans l’Europe des années 1930 aux années 1980, entre la Turquie et la France.
Erkan Démir, héritier d’une grande famille terrienne d’Anatolie, grandit dans le cocon d’une famille aimante mais comprend en grandissant qu’il doit partir pour devenir vraiment lui-même : un être fait de chair, de désir et d’envie de découvertes. On suit son périple à travers l’Europe et la montée des nationalismes, et son installation en France.
L’exilé laisse au pays la légende du jeune Turc parti faire fortune en Occident, légende entretenue par les visites régulières des cousins venus découvrir en France les charmes des « petites femmes de Paris ». Si la réalité de la vie d’Erkan à Paris est moins glorieuse que sa légende ne le laisse croire à sa famille et à son village, il ne reviendra pourtant jamais à Bor, sur les rives de l’immense lac de Van.
Par son écriture très maîtrisée, Hélène Tayon emporte aisément le lecteur dans ce récit drôle et émouvant. La première partie du roman est magnifique, on suit avec plaisir le quotidien de la noble famille rurale d’Anatolie, à peine touchée par les grandes réformes de Mustafa Kemal Atatürk. Entre Orient et Occident, entre rire et larmes, Hélène Tayon réussit avec ce premier roman un récit ambitieux sur le passage de tradition à la modernité dans l’Europe du XXe siècle. |
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Du pays et de l’exil : Un abécédaire de la littérature du Limousin,
de Laurent Bourdelas,
Les Ardents éditeurs, 2008,
224 pages, 20,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-09-1.
Grand connaisseur de la littérature contemporaine, auteur accompli lui-même, historien et journaliste, Limousin de naissance et de cœur, Laurent Bourdelas avait toute légitimité pour dresser un panorama historique de la littérature en Limousin.
Forcément partial puisque portée par une seule voix, cet ouvrage d’une grande érudition aurait pu être lourd à digérer (toute la littérature du Limousin de l’Antiquité à nos jours…), mais il bénéficie d’une forme très agréable, celle de l’abécédaire, qui permet de piocher dans cette somme et de se replonger régulièrement dans l’ouvrage. Un double index (entrée par auteurs, entrée par noms de lieux) et une conséquente bibliographie complètent agréablement un volume indispensable à tout amoureux de la littérature et du Limousin, ce que Laurent Bourdelas est assurément. |
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Pays d’Uzerche :
Rayonnement d’une ville-paysage :
Land of Uzerche,
sous la direction de Corinne Michel,
Les Ardents éditeurs (Collection « Carrément patrimoine »), 2008,
156 pages, 23,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-08-4, ISSN : 1961-1056.
Synthèse historique réalisée par les membres du Centre régional de documentation sur l’archéologie du paysage, ce deuxième opus de la Collection « Carrément patrimoine » permet, grâce à une très riche iconographie et à de nombreux articles thématiques, de se plonger avec délice dans l’histoire passionnante de cette cité corrèzienne et de mieux comprendre pourquoi et comment ce site remarquable s’est développé.
L’ouvrage a également le mérite de replacer Uzerche dans son « pays » en montrant les liens forts qui existent de longue date entre la ville et les communes alentour. |
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Une histoire de Brive-la-Gaillarde :
A history of Brive-la-Gaillarde,
de Frédéric Le Hech et Jean-Michel Valade,
Les Ardents éditeurs (Collection « Carrément patrimoine »), 2007,
156 pages, 23,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-03-9.
La nouvelle collection des Ardents éditeurs, « Carrément patrimoine », était très attendue des lecteurs curieux d’histoire et de patrimoine régional désireux de feuilleter aussi un beau livre. Nul doute que l’éditeur Jean-Marc Ferrer, qui avait déjà inventé la Collection « Patrimoine en poche » chez Culture & Patrimoine en Limousin, avait toutes les cartes en main pour lancer une nouvelle collection. Cette dernière tient finalement toutes ses promesses. L’ouvrage est clair, aéré, avec une riche iconographie et de nombreux petits articles qui complètent le texte des deux historiens qui déroulent l’histoire de la cité gaillarde sur une centaine de pages.
« Brive, la ville-pont. Brive la Gaillarde. Brive, patrie des Cabanis, Brune, Latreille, Michelet.
Brive, ville du livre et du rugby. Brive, cité d’essence aquitaine, se révèle progressivement derrière ses trésors d’architecture, comme une ville-lumière en Limousin. Les historiens Frédéric Le Hech et Jean-Michel Valade confrontant le passé et le présent, nous révèlent par une synthèse renouvelée les grandes destinées de cette ville marchande, active et décidée à se rêver autre ». |
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Lettres sur le Limousin,
anomyme,
Les Ardents éditeurs (Collection « À lire dans mon sofa »), 2007,
399 pages, 21,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-02-2.
Un mystérieux auteur (peut-être le préfet de la Haute-Vienne de l’époque) envoie à son médecin soixante-quatre lettres sur le Limousin, ou plus précisément sur la Haute-Vienne, qu’il parcourt et décrit de long et large.
L’érudit auteur s’appuie sur l’ensemble des écrits de l’époque pour narrer l’histoire de la plupart des cités de la Haute-Vienne, et y ajoute la grande marotte de l’époque, les statistiques. Le grand intérêt de ces lettres est naturellement de nous donner une image en 1856 de ce département, image faussée par les partis pris de l’auteur, qui évite soigneusement d’aborder les questions religieuses et politiques dans ses lettres. En pleine période romantique, l’auteur se laisse également aller à de belles pages sur la beauté des paysages du Limousin. Ces lettres forment donc une matière brute mais d’une grande richesse pour les éventuels chercheurs qui voudront s’y arrêter. Les Haut-Viennois curieux de leur région trouveront de longues et belles descriptions de Limoges, Saint-Léonard-de-Noblat, Saint-Junien, Bellac, Rochechouart ou Saint-Yrieix-la-Perche. |
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Le Docteur Herbeau,
de Jules Sandeau,
Les ardents éditeurs (Collection « À lire dans mon sofa »), 2007,
224 pages, 20,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-01-5.
Jules Sandeau (1811-1883), premier romancier élu à l’Académie française, a été bien plus qu’un des premiers amants de George Sand (à qui il a cédé une partie de son nom). Romancier au style classique, il fait preuve dans ses ouvrages d’une distance ironique et d’un sens du dialogue qui font merveille.
Saluons la très belle initiative des Ardents éditeurs que de nous faire (re)découvrir ce roman qui a pour cadre le Saint-Léonard-de-Noblat des années 1820. |
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Les Souterrains de Limoges,
d’Auguste M.,
Les ardents éditeurs (Collection « À lire dans mon sofa »), 2007,
158 pages, 17,00 euros,
ISBN : 978-2-917032-00-8.
Les ardents éditeurs inaugurent leur collection « À lire dans mon sofa » avec un roman-feuilleton paru dans les colonnes de la revue L’Ordre en 1845-1846 : Les Souterrains de Limoges, probablement écrit par Auguste Maquet, le nègre d’Alexandre Dumas. Jean-Marc Ferrer, créateur et directeur éditorial de cette nouvelle maison d’édition limousine, crée d’emblée l’événement littéraire régional de ce début d’année en faisant découvrir au public limousin et au-delà ce roman-feuilleton rocambolesque à souhait, où magie, loup-garou, adultère et empoisonnement s’enchaînent à un bon rythme. |
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