Centre régional du livre en Limousin

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Vient de paraître / Critiques archivées des Éditions Al dante


   

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Portraits chinois
,
de Franck Leibovici,
Éditions Al dante, 2007,
260 pages, 17,00 euros,
ISBN : 978-2-84957-116-3.

Tout cela sonne comme la réminiscence des actualités, les événements, les lieux nous renvoient au journal télévisé, à cette d’ébauche d’informations, de drames, d’intolérable, qui coulent sur la surface de nos vies dans un flot inextinguible de nouvelles, ces images insoutenables sont aussi la réalité de notre monde, mais là, ce sont les mots, leurs visions croisées, leurs compositions novatrices, qui structurent ce livre, dont la poésie excluant toutes formes de sentiments, s’incarne dans les paroles d’otages, le sacrifice des martyrs, dont la litanie égrainée, semble une célébration des disparus ; la mort, les différentes conceptions de la vie et du combat, organisent, dans un agencement parfois déroutant, mais apportant une multitude d’informations, une investigation fouillée, ce témoignage qui loin de faire l’apologie des comportements décrits, propose avec une grande objectivité, cette relation si particulière au savoir.
« Comment décrire aujourd’hui quand les outils de description manquent encore ? comment fabriquer de nouveaux outils de description ? », s’interroge l’auteur.





Le Narré des îles Schwitters
,
de Patrick Beurard-Valdoye,
Éditions Al dante, 2007,
317 pages, 25,00 euros,
ISBN : 978-2-84957-108-8.

On connaît mal l’exil des Allemands qui, fuyant le nazisme, optèrent pour la Norvège, terre de paix. Ils espèrent y trouver la liberté, ils connaîtront la captivité. Kurt Schwitters demeure interné sur l’île de Man dix-sept mois.
Ni fiction ni récit ni essai biographique : le narré.
Le narré pour se mettre dans la peau des lieux — machine à transformer du temps en espace.
Le narré, de forme sans cesse mouvante, exprime aussi le dit de la réclusion, sa conscience et sa mémoire. Il arrive qu’il endosse l’inénarrable.