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Centre régional du livre en Limousin

Vient de paraître / Critiques archivées de 2 vives voix éditions
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N’oublie jamais que je t’aime,
de Didier Jean et Zad,
2 vives voix éditions,
Collection « Bisous de famille », 2011,
33 pages, 15,00 euros,
ISBN : 978-2-9533739-5-0.
Aujourd’hui, comme tous les jeudis, maîtresse Amandine emmène les enfants à la bibliothèque pour écouter des histoires : « Il était une fois une maman ours qui vivait avec son ourson dans une roulotte au fin fond de la forêt. Elle l’aimait tant qu’elle l’appelait mon trésor… » Les enfants réagissent aussitôt et se mettent à crier : « Moi, mon papa, il m’appelle Petite Crapule ! », « [Moi], mon canard en sucre ». Chacun y va de son petit nom : « Mon chaton », « Mon poussin »… Un enfant n’a encore rien dit et se met à pleurer et à crier son chagrin : « Ma maman, elle a oublié les mots doux… Elle dit que des mots durs ! » « Et si nous lui donnions tous un petit nom ! », propose Hélène la bibliothécaire. Chacun propose alors « Mon ange », « Mon chouchou », « Mon p'tit soleil ». Et en emportant chez lui tous ces mots doux, le petit Valentin fera fondre aussi sa maman.
La morale de cette histoire est un peu trop parfaite, mais les dessins de cette ribambelle d’enfants animaux sont très expressifs et gais. |
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Zoum : Chat de traîneau,
de Didier Jean et Zad,
2 vives voix éditions,
Collection « Bisous de famille », 2011,
33 pages, 15,00 euros,
ISBN : 978-2-9533739-4-3.
Zoum, grand chat majestueux, aime raconter des histoires à ses deux petits-fils Zic et Zac, l’hiver devant un beau feu de cheminée. Zoum est un vrai conteur, ses récits de jeunesse deviennent des exploits dont peu de chats et même peu d’humains ont entendu parler : Zoum a réalisé son rêve, devenir chat de traîneau pour une traversée du Grand Nord avec la complicité de son ami de toujours, le chien Awa. Et même si le grand-père n’hésite pas à augmenter l’héroïsme de ses aventures, les deux petits chatons aiment leur suspense et attendent avec impatience le lendemain pour écouter ses souvenirs de chat d’avalanche.
Les deux auteurs ont eu la bonne idée de rééditer ce livre dans leur nouvelle maison d’édition, parlant d’un temps où les chats ne se contentaient pas de manger des croquettes. |
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C'était écrit comme ça,
de Didier Jean et Zad,
2 vives voix éditions, 2010,
33 pages, 15,00 euros,
ISBN : 978-2-9533739-3-6.
La journée aurait dû commencer très simplement… Mais au lieu de cela, le 9 juin 1944, la terreur a été semée dans la ville de Tulle par la division SS Das Reich, brisant le cours normal de la vie de ses habitants.
Le livre de Didier Jean et Zad raconte en planches et illustrations alternées ce qui aurait dû se passer dans la vie du narrateur s’il était né : le mariage de Gaby et Marcel qui auraient été ses parents, sa naissance, celle d’une sœur, leur enfance, le déroulement d’un quotidien paisible puisque « c’était écrit comme ça »… et ce qui s’est passé : l’arrestation de Marcel parmi d’autres raflés, leur attente, leur angoisse puis leur pendaison aux balcons du quartier de Souillac. Ils furent quatre-vingt-dix-neuf, cent quarante-neuf autres furent déportés.
Accompagnant le texte sobre de Didier Jean, Zad traduit magnifiquement le contraste entre la vie et ses couleurs et la terreur qui s’infiltre dans cette vie : elle utilise comme fond commun une matière de toile froissée faite d’aspérités qui est comme la trace de l’écorce terrestre et l’écorce du temps. Les aplats de pastel vifs ou sombres utilisés pour les personnages et les différentes scènes rendent sensibles leurs force et fragilité qui sied très bien à ce récit qui fait partie de notre histoire commune.
Beau livre pour petits et grands.
Nous souhaitons à cette nouvelle maison d’édition, qui en est à son troisième livre, de nous faire découvrir de multiples autres vives voix de talent comme celles de Didier Jean et Zad. |
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J'ai fait un rêve…,
peintures de Zad,
paroles et musiques de Didier Jean,
2 vives voix éditions, 2009,
60 pages, 20,00 euros,
ISBN : 978-2-9533739-0-5.
Cette nouvelle collaboration entre Zad et Didier Jean nous invite au rêve général en couleur, paroles et musique.
La gouache et le pastel de Zad qui nous enchantent depuis des années découvrent ici une série de portraits de dormeurs magnifiques, que Didier Jean illustre de sa voix et de ses sons. Un bel objet qui vient compléter la visite de l’exposition du même nom — si vous avez l’occasion de la croiser, courez-y ! —, à lire comme une histoire d’amour… |
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