Alain Agard

Barot
19500 Meyssac

Genres : roman, récit, poésie.

« Alain Agard est né en région bordelaise à l’automne de 1934 dans une famille girondine. Une petite enfance à Alger, une adolescence et une jeunesse partagées entre la région parisienne et la Gironde, puis une profession d’ingénieur qui l’a amené aux quatre coins de France lui ont fait découvrir des lieux et des milieux divers au travers d’événements parfois majeurs comme la Seconde Guerre mondiale ou la Guerre d’Algérie. En même temps, le manque de racines locales tangibles a favorisé très tôt un repli sur soi.
Cet ensemble de faits était propice à la réflexion et à la recherche d’un mode d’expression. Événements divers, obligations familiales et soucis professionnels ne lui ont guère permis, toutefois, de se consacrer à l’art poétique autrement que de façon très sporadique jusque vers la cinquantaine.
Le hasard des pérégrinations dues aux affectations professionnelles successives a mené Alain Agard à Rodez au printemps 1981. Est-ce l’atmosphère propice de ce pays rouergat si riche en poètes ? Il se trouve qu’il éprouve alors le désir de commencer à publier des poèmes. Ses contacts avec Jean Digot et Denys-Paul Bouloc (notamment au sein du Club Poésie de la MJC de Rodez) l’ont encouragé dans cette voie.
Son premier recueil, Les Chemins incertains, paraît aux Éditions Paco en 1985 ; essentiellement constitué de poèmes anciens — voire de jeunesse — souvent de forme classique, il est marqué du signe de l’angoisse face à un monde où l’amour est vain. Un second volume de poèmes, De Rêve en rivage, sort en 1987, préfacé par Denys-Paul Bouloc, chez le même éditeur ; le recours aux formes traditionnelles y est encore fréquent ; sur le fond, l’espoir en l’amour est ici beaucoup plus net.
1987-1989 c’est aussi pour Alain Agard un tournant décisif. Marié depuis plus de trente ans, avec quatre enfants majeurs, il se sépare de son épouse pour tenter de vivre selon son âme. Cela le conduira au divorce mais aussi à la rencontre de l’amour, communion de deux êtres qui se sont choisis en adultes et en ferveur, et c’est sa nouvelle compagne, Marissette, qui inspirera la plupart de ses poèmes d’amour.
En 1989, toujours chez Paco, paraît son troisième recueil : Dans l’écume des vagues. Cette fois, c’est un ensemble de poèmes en vers libres, récents, à la recherche de la délicatesse et de la douceur d’aimer dans un univers redoutable et inhumain.
À la fin de la même année, Alain Agard et sa compagne quittent Rodez pour la Bretagne (Vannes) où ils resteront plus de deux années, deux années à la découverte de cette province si attachante et qui inspirera plus tard un nouveau recueil de poèmes.
En 1992, il est à Limoges, Limoges où sort, au début de cette même année, sous l’édition des Cahiers de Poésie verte, un quatrième recueil, Un moment dans le jour ; “moment” de sensibilité et d’espérance.
Au cours de la période qui suit, alors que son attachement pour la nature l’a conduit à être nommé directeur régional de l’environnement en Limousin, des attaches familiales (à Saint-Denis et au Tampon) l’amènent à effectuer plusieurs séjours dans l’Île de la Réunion, dont les contrastes et la nature sauvage ne peuvent que le pénétrer profondément.
À la retraite en 1998, il s’installe avec sa compagne dans le Quercy corrézien, dans une vieille maison qu’ils s’attachent à faire revivre, à deux pas de Collonges-la-Rouge.
Il profite aussi du temps retrouvé pour procéder à la mise au point de nouveaux recueils. Ce sera d’abord Bretagne au cœur, qui sort aux Éditions Clapàs à l’automne de l’an 2000, ainsi que — en auto-édition — Les Cartes battues, dont le thème est la difficulté de vivre. Presque aussitôt, les Éditions Clapàs sortiront son septième recueil, Dires d’Aubrac, réédité en 2007.
La Réunion lui inspire un huitième recueil, Terre craquée, préfacé par Julienne Salvat.
Plus tard, un ensemble d’autres poèmes sera proposé à l’édition sous le titre de Comme le temps.
Enfin, ayant subi de 2002 à 2005 de sérieux ennuis de santé, ses réflexions sur le sens de la vie, la maladie et la vieillesse lui inspirent différents textes rassemblés en recueil sous le titre Depuis toujours.
Largement cité dans l’Anthologie des poètes du Quercy, de Gilles Lades, la collaboration d’Alain Agard à des revues reste modeste ; citons Genièvre, Friches, Klaxon, Soi-disant. Au printemps de chaque année, de 1989 à 1999, il s’est attaché à diffuser auprès de ses amis et connaissances, en auto-édition, quelques poèmes inédits : en fait une petite sélection (juste pour le plaisir…) de douze à quinze poèmes écrits dans l’année.
Les Éditions Clapàs, dans la Collection “Franche Lippée”, diffusent de lui cinq plaquettes de poèmes d’amour, Elle fin 2000, Dire de toi au printemps 2001, Dans le vent pourpre du désir en août 2002, Le Chant des sources fin 2003 et Mes mieux jours au début de 2004.
Toujours dans cette même Collection “Franche Lippée”, il fait paraître, en 2005, Poez'umour.
Enfin, notons qu’Alain Agard a été membre de l’Association des écrivains du Rouergue de 1987 à 2006, association dont il a démissionné. »

Parmi ses derniers ouvrages publiés :
L’Hirondelle du Combal, Éditions de La Veytizou, 2017.
Terre craquée, Sac à mots édition, 2008.
Poez'umour, Éditions Clapàs, 2005.
Mes mieux jours : Poèmes, Éditions Clapàs, 2004.
Le Chant des sources : Poèmes, Éditions Clapàs, 2003.
Dans le vent pourpre du désir, Éditions Clapàs, 2002.
Dire de toi, Éditions Clapàs, 2001.
Dires d’Aubrac, Éditions Clapàs, 2000, 2007.
Les Cartes battues, auto-édition, 2000.
Bretagne au cœur : Poèmes, Éditions Clapàs, 2000.
Elle, Éditions Clapàs, 2000.
Un moment dans le jour, Cahiers de la Poésie verte, 1992.
Dans l’écume des vagues, Éditions Paco, 1989.
De rêve en rivage, Éditions Paco, 1987.
Les Chemins incertains, Éditions Paco, 1985.